Témoignages d’auteurs

Podcast de l’émission Radio Présence : Édith de Buffrénil parle de son travail avec les auteurs.

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ODILE

Ci dessous, Odile Lecouteux, interviewée par Auxois-fm, parle de son parcours, de ses livres,dont « Soën n’est plus seul », du label Eldebé, de l’édition et de la rencontre avec les lecteurs…

DANIEL

Correction ? Vous avez dit « correction » ?

S’il y a une chose très importante dans l’écriture d’un livre, c’est la correction orthographique et syntaxique. Quand j’ai commencé à écrire mon premier livre ; dans mon esprit, ce travail appartenait à l’éditeur, un point c’est tout ! Eh bien, la réalité est très différente : les éditeurs rejettent systématiquement les manuscrits qui contiennent des erreurs orthographiques et syntaxiques, quelle que soit la qualité du scénario.

Quand j’ai compris cela, je n’ai plus eu qu’une seule idée, trouver ce que l’on appelle « un correcteur » . Et là, j’ai eu beaucoup de chance, car le destin m’a dirigé vers une personne qui était bien plus que cela : Édith de Buffrénil.

Édith s’investit dans le texte avec l’amour que l’art littéraire exige.

Car il s’agit d’un art.

Je dois dire que sa prestation apporta à mon texte les meilleures choses que je pouvais espérer. Je ne parle pas des fautes d’orthographe – j’avais tellement travaillé sur ce point qu’il n’en restait que quelques-unes par-ci par-là – mais de la construction de mes phrases, et plus encore, de leur logique d’emplacement dans le corps du paragraphe.

Mais il y avait davantage : Édith fournit un véritable travail d’écrivain, tout en restant derrière la pensée et l’intention de l’auteur.

Que peut-on espérer de plus ? Rien…

Comme elle le dit elle-même, « il faut affûter sa capacité d’intuition », et je rajouterai, « au service de l’auteur ».

Oui, il s’agit bien de cela !

Merci Édith.

Sous le pseudonyme de Daniel de Saint-André, Daniel Bord a publié « L’implant », thriller initiatique ; en vente sur Amazone, en format Kindle ou broché. Voir l’adresse du blog de Daniel à la page  Liens d’amis .

 IDA

Ida

Édith, mon moteur de secours, me remet sur orbite au moindre écart de trajectoire. Elle ne lâche ni le chaume, ni l’épi quand je peine avec, la petite bête noire gambadant à tout bout de champs dans mes écrits.

La chasse aux « comme » est ouverte. Cet adverbe, pourtant, a été abondamment employé par Baudelaire (Édith me l’a dit) mais je n’ai pas sa plume (c’est moi qui le dis), ni son ramage… Exemple : Mémé était un petit bout de femme, la vie giclait de ses pupilles, comme un soleil d’août, aussi menue qu’une tige de pèbre d’ail… Proposition d’Édith : Petit bout de femme que Mémé : la vie, le soleil, d’août, lui giclait des pupilles ; aussi menue qu’une tige de pèbre d’ail… Prends-en de la graine, moussaillon ! La générosité d’Édith, n’a d’égale que la délicatesse de ses conseils. Progression chromatique, rouge, vert, noir, rose, un arc-en-ciel, version Word. De l’idée au verbe se cachent bien des pièges. Ponctuation, grammaire, orthographe, tout est affaire de rythmes et de décors. Je me bats avec la colonne vertébrale de mon texte, la priorité du message à transmettre au lecteur ; elle commente, propose, me pousse à explorer ces pistes qui donneront plus de profondeur à mon écriture ; libre à moi d’accepter son « alchimie » orchestrale, laquelle me nourrit à foison.

Édith laboure inlassablement la jachère de mes textes. Édith de Buffrénil, elle est comme ça, et ce « comme » là, je le garde !

Actuellement, Ida Denans travaille à la rédaction d’une autobiographie et d’un roman ; elle est  également l’auteure de deux autres ouvrages épuisés « Maîtresse Ida » publié aux éditions Leprince en 2004 et  « La donna che picchiava duro » aux éditions Coniglio (Rome 2007) et « Macadam-Garrigues » sous le nom de Patricia Nandès. Voir l’adresse du blog d’Ida à la page Liens d’amis .

PHILIPPE

Philippe

Édith  a été directrice d’ouvrage de mon manuscrit « Les   pigments d’éternité » paru en  janvier 2013 aux éditions Paul et Mike. Édith était mandatée par mon éditeur. Elle a su d’emblée trouver les points faibles du roman et m’a demandé de revoir certains passages, notamment ceux qui concernent l’attachement du peintre à son modèle et le rapport entre le public et une œuvre d’art mondialement connue comme c’est le cas pour la Joconde.

Nous avons travaillé près de deux mois ensemble. Notre méthode était la suivante : Édith m’envoyait, par courriel, un chapitre avec ses propositions de correction et je lui répondais par la même voie, puis nous prenions un rendez-vous téléphonique, le soir, pour discuter de nos points de désaccord.

Je reconnais une immense qualité à Édith : elle a su saisir l’essence des personnages ainsi que l’alchimie du roman ; ses suggestions et propositions de corrections ont contribué à l’améliorer.

J’ai d’ailleurs demandé aux éditions Paul et Mike qu’Édith soit à nouveau directrice d’ouvrage de mon roman LDB.

En plus des romans « Les Pigments d’Éternité  » et LDB, sortis en 2013 et 2014 chez Paul&Mike, Philippe Nonie a publié trois autres ouvrages, «Carnets d’Esprit », « L’Inconnue » et « Les Pierres de Mémoire » . Vous pourrez vous procurer ces livres en allant voir le blog de Philippe dont l’adresse est sur la page Liens d’amis .                                              

CLAIRE

Édith a été ma directrice d’ouvrage dans une petite maison d’édition à compte d’éditeur. Après un trop grand nombre de relectures, je ne voyais plus les petites incohérences dans mon texte, les tics de langage, les répétitions, Édith, par son regard extérieur, a su les repérer et me les a signalées.

Nous étions convenues qu’en tant qu’auteur, je pouvais n’être pas d’accord avec ses remarques, mais malgré, et peut-être grâce à ces divergences d’opinions, j’ai pu affiner la formulation de mes phrases, me réappropriant un texte écrit trois ans auparavant, puis oublié dans un fond de placard jusqu’à ce que je le redécouvre et l’envoie, presque par hasard, chez un éditeur.

J’ai trouvé notre collaboration extrêmement enrichissante. Quand mon opinion divergeait de celle d’Édith, je devais toujours justifier minutieusement mes choix, car elle est avant tout très rigoureuse, passant le texte au peigne fin.

Un exemple : dans une de mes nouvelles, l’héroïne marche sur une plage déserte, dans le vent d’hiver. J’avais écrit : « Elle marchait courbée contre le vent d’hiver, serrant contre sa poitrine les deux pans de son anorak pour se protéger du froid et des grains de sable qui fouettaient son visage. »  Et plus loin : « Elle se déplaçait avec lenteur, mue par un vent secret qui, tout en soulevant le sable, aurait porté les quarante-cinq kilos de son corps maigrelet. » L’image de la jeune fille marchant contre le vent, puis quelques lignes plus loin, poussée par le vent (« mue »), était contradictoire.

Édith m’a signalé l’erreur en rouge, et j’ai répondu en vert :

« Elle marchait courbée contre dans le vent d’hiver, serrant contre sa poitrine les deux pans de son anorak pour se protéger du froid et des grains de sable qui fouettaient son visage. » Ainsi modifiée, cette partie de la phrase était en cohérence avec la suite.

Voilà en quoi, pendant plus de deux cents pages, a consisté notre collaboration : un travail de fourmi, un travail de qualité exceptionnelle… 

Claire a publié, à compte d’éditeur, « Paris – La Baule », recueil de nouvelles 

JEAN-FABIEN

Jean-Fabien

Édith de Buffrénil… Moi, Jean-Fabien, auteur mécontent d’un éditeur dont je tairai le nom,  Édith, en tant que directrice d’ouvrage, peu satisfaite du même éditeur, nous nous sommes croisés sur un forum récriminant que je ne nommerai pas.

Il se trouve que j’étais à la recherche d’une personne avec l’aide de laquelle je pourrais retravailler mon manuscrit, et j’en ai fait la demande à Édith ; elle a accepté. J’avoue qu’au début, j’ai eu un peu peur : mon livre parlait quand même pas mal de …  (Censure ! NDLR) … d’un sujet qui me passionne, même si je ne le pratique pas assez,  et je n’étais pas hypersûr que mon univers collait vraiment avec celui d’Édith, son nom à particule (hum ! Toux DLR)  et sa cinquantaine dépassée de peu. (Merci ! NDLR). Évidemment, je me trompais comme souvent (d’ailleurs quand c’est pas moi qui me trompe, ce sont mes femmes), et dès les premiers échanges, j’ai compris qu’Édith avait la capacité de pénétrer (au sens propre, formulation un peu « limite », mais le sens figuré paraissant approprié, la censure ne fonctionnera pas cette fois – NDLR) dans n’importe quel type d’imaginaire très rapidement, et avec pertinence.

Mon premier ouvrage (la Perspective du Primate) a été trituré en long, en large et en travers par les soins d’ Édith ; elle y a mis du cœur, et il s’est agi d’un vrai travail éditorial (je redeviens sérieux cinq minutes, je suis quand même sur sa page, b…   Non ! Censure !). Au-delà de la traque des (nombreuses) fautes d’orthographe et de grammaire, Édith  s’est attachée, en profondeur à la cohérence du texte, à l’intérêt constant qu’il devait susciter chez le lecteur (quel vendeur exceptionnel je fais, maintenant, vous voulez l’acheter, n’est-ce pas, mon bouquin ?).

D’ailleurs, c’est simple, si vous avez aimé ce petit résumé des talents d’Édith, c’est qu’elle a dû y mettre sa patte !

Jean-Fabien a publié, chez Paul&Mike « La Perspective du Primate », « Le Journal d’un Écrivain sans Succès » et « Comment je suis resté inconnu », ainsi que « L’inconvenance du désastre » aux éditions Cécile Langlois. Vous pourrez vous procurer ces livres en allant voir le blog de Jean-Fabien dont l’adresse est sur la page Liens d’amis .

Librairie

Jean-Fabien et Edith de Buffrénil

Édith de Buffrénil – Auteur, peintre et coach pour auteurs

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